C’est un petit territoire de 982 ha, traversé par deux rivières : la Vauvise et le Craon . Laverdines compte actuellement 55 habitants, mais sa population a compté jusqu’à 400 âmes en 1821 .Ce village est riche en patrimoine, avec ses maisons typiquement berrichonnes du XVIII ème ou XIX ème siècle, sa distillerie, ou encore ses écuries et autres bâtiments militaires, son château, et sa chapelle.

*La chapelle

En 1870, Claude Gindre fit la promesse de construire une chapelle si les Prussiens ne passaient pas la Loire. Comme ce fut le cas, en 1873, une chapelle sur le modèle de notre Dame de Fourvière fut construite. A l’instar de son modèle qui domine la Saône, la petite chapelle domine la vallée de la Vauvise. Elle est passée dans le domaine public en 1983, pour un franc symbolique .Elle est actuellement en rénovation.

*Le château

Le château fut construit en 1840 par monsieur Lalouel De Sourdeval, et racheté par Claude Gindre en 1870. Il associe classicisme et des tours d’angle néo-Renaissance.

Histoire de Laverdines

Le 14 juillet 1790, l’arbre de la Liberté fut planté en face de l’église St Sylvain. C’était un orme qui mourut en 1979.

Au XIIème siècle, un large sanctuaire dédié à St Sylvain est construit.Cette église a été pillée en 1803 et démolie en 1805. Il n’en reste que très peu de vestiges.

En 1807, quatre foires rythmaient la vie du village. Les foires aux bestiaux du 18 mai et 24 septembre se tiendront jusqu’à la guerre de 1914. En 1839, monsieur Lalouel de Sourdeval acquiert des terrains .Il les assainit et y pratique la culture de la betterave à sucre et fait construire une sucrerie qu’il transforme en distillerie. Il fait border les routes d’arbres et devient maire en 1840. Son château sera édifié en 1840, et agrémenté d’un parc. En 1868, il met toute la propriété en vente et se retire à Paris.

Après la Première Guerre Mondiale, l’exode rural fait perdre un grand nombre d’habitants à Laverdines.